Agenda

Deux émissions reviendront ce dimanche midi sur la question du voile:

Le thème de Mise au Point sera 
"Voile: autoriser ou interdire?", avec

- Mahinur Özdémir, CDH, députée bruxelloise
- Denis Ducarme, MR, député fédéral
- Isabelle Durant, ECOLO, co-présidente d'Ecolo
- Emir Kir, PS, secrétaire d'Etat - Région de Bruxelles Capitale
- Edouard Delruelle, Directeur du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme
- Isabelle Praile, vice-présidente francophone de l'Exécutif des Musulmans de Belgique
- Eliane Deproost, secrétaire générale du Centre d'action laïque
- Nadia Geerts, initiatrice réseau RAPPEL

Le thème de Controverse sera "Le voile au Parlement : le retour du religieux en politique ?", avec
  • Mahinur Özdemir : Députée cdH
  • Antoinette Spaak : Députée bruxelloise - FDF
  • Zoé Genot : Députée fédérale Ecolo 
  • Denis Ducarme : Député MR
  • Emir Kir : Secrétaire d'Etat bruxellois - PS
  • Nadia Geerts : initiatrice du R.A.P.P.E.L.
  • Radouane Bouhlal : Président du MRAX
  • Guy Haarscher : Philosophe à l'ULB 
  • Philippe Van Geel : Directeur de l'Institut des filles de Marie à Saint-Gilles

 

 

Lundi 29 juin 2009

"En France, la Commission Stasi a permis de réfléchir sur la portée des signes religieux dans l'espace public, et a fini par décider d'interdire tous ces signes au sein de l'école publique, pour protéger sa vocation républicaine et émancipatrice. Le débat a porté surtout sur le voile car il n'est pas seulement un signe religieux mais un signe politique, l'emblème actuel de ceux qui soutiennent la régression des droits des femmes. Surtout lorsqu'il est porté librement et non imposé. Cet emblème n'a pas sa place dans le temple de l'égalité qu'est l'école publique, mais peut se porter dans la rue, qui est un espace de liberté.
Qu'en est-il du parlement ? C'est une vraie question. Lorsque Christine Boutin, une député très catholique, a brandi la Bible en pleine assemblée pour justifier son opposition au PACS, cela avait beaucoup choqué. Venir représenter le corps citoyen (y compris des citoyens qui n'ont pas voté pour vous) en voile, c'est une façon de brandir une vision rétrograde de la religion en permanence, dans l'enceinte de la représentation nationale. Je ne sais pas s'il faut l'interdire, mais sans aucun doute mettre les partis qui ont pris l'initiative de mettre des militantes aussi rétrogrades sur leurs listes devant leurs responsabilités."

Par RAPPEL
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Vendredi 26 juin 2009

Suite à la prestation de serment d'une députée voilée au Parlement bruxellois, il nous a paru utile de questionner quelques spécialistes français sur la compatibilité éventuelle entre une laïcité politique proclamée par la Constitution  - ce que le R.A.P.P.E.L.. demande - et le port de signes religieux par les élus. Vous lirez ci-dessous les avis de Catherine Kintzler, Nadia Weiler-Strasser et Mohamed Sifaoui.

Est-il imaginable qu'en France aujourd'hui, un(e) député siège en arborant un signe d'appartenance religieuse ? En d'autres termes, la laïcité implique-t-elle ou non l'interdiction pour les représentants du peuple d'afficher leurs convictions religieuses dans l'exercice de leurs fonctions ?

Catherine Kintzler

Philosophe, spécialiste de la laïcité

 

Pour ma part, j'ai toujours parlé, plutôt que de l'Etat, des espaces relevant de l'autorité publique : cela comprend la représentation nationale.
On est en droit de supposer qu'un député a été élu par toutes sortes de citoyens de toutes origines et de toutes confessions, y compris par des incroyants, et même s'il a été élu sur un programme ouvertement confessionnel, une fois qu'il est élu, il représente aussi ceux qui n'ont pas voté pour lui.
Enfin et surtout, dans le cadre d'un Etat laïque, un député ne peut pas voter n'importe quelles lois ni tenir n'importe quels discours ni faire n'importe quoi en matière de relations avec les croyances et incroyances : il faut que ces lois soient conformes au régime laïque, et aucun représentant élu ne peut tenir un discours ou faire quelque chose qui contrevient à un principe qui s'applique à la loi elle-même. Lorsque Nicolas Sarkozy élu président de la République française s'est permis de faire certaines déclarations dans les discours de Latran et de Riyad, il s'est fait vivement critiquer.


Nadia Weiler-Strasser

Avocate et juriste de droit public

 

La question des possibles interactions entre les convictions religieuses d'un Parlementaire et les obligations découlant de son mandat, relèvent, en France, du droit constitutionnel.

 

Par application de la Constitution, il n'y a aucune interaction, s'agissant de deux domaines totalement séparés.

 

En effet, les Parlementaires (députés et sénateurs)  sont l'émanation et les représentants du "souverain", le peuple.

 

  • Dans la Constitution française,  la souveraineté nationale appartient au peuple.
  • Ainsi l'art. 2 de cette Constitution dispose que le principe de la souveraineté est : le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
  • l'art. 3  dispose que " La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum" (le référendum étant la consultation de tous les électeurs  sur un texte ou une question particulière)

         De ce fait, la Constitution rappelle aussi qu'aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

Le Peuple souverain a décidé de la forme de son Etat dans la Constitution qu'il s'est donnée. Il a choisi de se constituer en  République d'une part et en République  laïque d'autre part.

 

En conséquence, aucun élu de la République ne peut violer la norme juridique suprême qui est  la Constitution, adoptée par le peuple souverain. Sauf à modifier la Constitution elle-même par voie de référendum ou par vote des deux Assemblées réunies conformément à ce qui est prévu en la matière par la Constitution elle-même.

 

La remise en cause des formes de l'Etat français  est interdite par le  Code Pénal qui  réprime sévèrement toute atteinte en ce sens.

 

Il va sans dire, en conséquence, que les élus  représentent le peuple souverain dans son ensemble et non une catégorie de citoyens à raison d'une religion ou d'une autre particularité.

 

De ce fait, aucun Parlementaire (Député ou Sénateur) n'arbore ou ne présente une tenue vestimentaire particulière à une religion dans l'enceinte des Assemblées ou dans le cadre de ses fonctions.

 

Si une majorité de Parlementaires venaient à voter une loi portant atteinte à la laïcité, un groupe de député ou de sénateurs ou d'autres autorités instituées par la Constitution peuvent saisir le Conseil Constitutionnel qui peut censurer la loi comme étant contraire à la Constitution.

 

Un citoyen peut en faire de même mais en passant par les voies de recours normaux.

 

Si dans un litige, il estime que le principe de laïcité est violé par une loi qui n'avait pas été déférée au Conseil Constitutionnel, il peut demander à la dernière juridiction saisie (Cour de Cassation ou Conseil d'Etat) de renvoyer au Conseil Constitutionnel qui jugera de la conformité avec la Constitution et qui pourra annuler la disposition légale contraire au principe de laïcité garanti par la Constitution.

 

Au niveau des élus locaux (élus municipaux, conseillers généraux ou conseillers régionaux), la protection de laïcité peut passer par d'autres biais.

 

Ainsi, tout élu local, tout administré ou contribuable de la Commune, du Département ou de la Région,  serait en droit de demander au Tribunal Administratif l'annulation d'une délibération prise au cours d'une réunion où aurait siégé un élu revêtu des insignes d'une religion.

 

Ce manquement au  devoir de neutralité républicaine et en violation du principe de laïcité posé par la Constitution, peut en effet entraîner des conséquences au détriment des citoyens ou des finances publiques.

 

Ainsi,  un citoyen, administré et contribuable,  pourrait s'estimer lésé par une décision votée par un représentant d'une autre religion (si on décide par exemple avec les deniers publics de financer des travaux de rénovation d'un lieu de culte,  subventionner une école privée etc...).

 

La participation d'un "adepte" d'une religion à une telle décision pour la faire voter pourrait aussi donner lieu à une plainte pénale pour prise illégale d'intérêts. En effet, l'élu qui aura voté une telle délibération aura eu intérêt à favoriser une opération en faveur d'intérêts particuliers (ici,  ceux d'un culte).

 

  • Dans la sphère privée, les élus de la République,  bénéficient, comme tout citoyen, de la liberté de conscience et de religion (liberté aussi garantie par la  Constitution française). 

 

Mohamed Sifaoui

D'abord mettons-nous d'accord sur une chose qui est de mon point de vue essentielle. Le problème n'est pas posé en réalité par ce bout de tissu que certaines musulmanes veulent utiliser pour se couvrir la tête mais davantage par le symbole qu'il véhicule et le projet de société qu'il représente. Le voile est en effet exigé par des courants de pensée qui sont porteurs d'un projet global qui rejette la laïcité. En effet, le texte idéologique, celui des wahhabites ou des Frères musulmans, qui a convaincu cette femme de porter le voile, lui interdit également de se reconnaitre dans les principes de la laïcité et je dirai même dans les valeurs démocratiques.
Ensuite, dans ce cas spécifique, je crois que la France n'acceptera jamais qu'une élue soit voilée. Christine Boutin, fervente catholique et admiratrice de toutes les idées rétrogrades de l'Eglise a eu beaucoup de mal à s'exprimer quand elle a brandi la Bible lors du débat sur le Pacs à l'Assemblée. Je pense qu'un représentant du peuple ne saurait représenter qu'une infime partie de celui-ci. La conviction religieuse fait partie de l'intime et du privé et ceux-ci n'ont aucunement leur place dans le débat publique à fortiori quand celui-ci a lieu dans la représentation nationale.

 

Par RAPPEL
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Mercredi 24 juin 2009
Le R.A.P.P.E.L. a pris connaissance avec consternation de la recommandation faite par le service du personnel du ministère de la Justice à son ministre de tutelle d'autoriser le port de signes d'appartenance philosophique ou religieuse à ses fonctionnaires.

Sans contester frontalement l'importance de la neutralité des agents de l'Etat, la cellule diversité du service avance l'argument spécieux de la neutralité des agents, qui "n'est pas garantie par leur apparence" pour nier l'évidence: la neutralité d'apparence des agents, si elle ne suffit pas à assurer une neutralité de service, est un prérequis symbolique fondamental.
On assiste ainsi au détricotage d'un principe de neutralité durement acquis en Belgique, sans même parler d'une véritable laïcité politique. Détricotage qui s'inscrit dans un faisceau de revendications dont l'émergence, ces dernières années, est de nature à favoriser le communautarisme, voire la montée en force du fondamentalisme.

Aussi le R.A.P.P.E.L. exige-t-il de toute urgence un débat public sur l'inscription du principe de laïcité dans la Constitution belge et les dispositifs légaux des entités fédérées.
 
Pour le R.A.P.P.E.L.,
 
Nadia Geerts
Chemsi Cheref-Khan
Pierre Efratas
Par RAPPEL
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Mardi 23 juin 2009

Pour la première fois depuis des décennies en Belgique, un élu siègera dans une assemblée parlementaire, en l’occurrence au Parlement bruxellois, en arborant un signe ostentatoire d'appartenance religieuse. Cette situation interpelle de nombreux citoyens, mais aussi de nombreux mandataires politiques attachés à la séparation du religieux et du politique, comme ils en ont témoigné tout récemment dans leurs réponses au questionnaire pré-électoral élaboré par le R.A.P.P.E.L.


Le R.A.P.P.E.L. promeut la laïcité de l'Etat, qui exige la séparation des champs du politique et du religieux. Cela implique nécessairement, à nos yeux, que les parlementaires, qui sont les représentants du peuple tout entier avant que de l’être d’un groupe particulier,  s’abstiennent d’afficher leurs convictions religieuses éventuelles dans l’exercice de leurs fonctions.


Le R.A.P.P.E.L. réitère en conséquence son appel à un débat public sur la nécessité d'instaurer le principe de laïcité dans la Constitution et les textes fondateurs des entités fédérées, afin d'éviter de nouvelles dérives. Débat que nous sommes décidés à mener avec tous ceux, citoyens, associations ou mandataires politiques, qui sont attachés à la défense des principes démocratiques, notamment celui fondamental de l’égalité homme-femme, et au vivre ensemble.

 

 

Par RAPPEL
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Dimanche 7 juin 2009

Il y a quelques jours, nous vous annoncions (http://rappel.over-blog.net/article-31940254.html) que notre démarche relative à la sensibilité laïque des candidats aux élections avait fait des émules au Luxembourg. Contrairement au R.A.P.P.E.L., l'Union radical-humaniste luxembourgeoise n'avait cependant pas contacté les candidats, mais les partis politiques. Vous trouverez ci-dessous l'analyse de ces réponses par l'URHL, qui a eu l'idée originale de décerner des "prix" aux différents partis...


 

« The  Free  Inquiry  Awards  2009 »

 

L’Union radical-humaniste luxembourgeoise (URHL) s’était adressée aux 8 partis resp. groupements politiques présentant des candidat(e)s aux élections nationales et européennes du 7 juin 2009, afin de pouvoir nous faire une idée plus précise des approches défendues par ceux et celles qui sollicitent nos suffrages et obtenir des candidat(e)s des positionnements clairs en ce qui concerne la laïcité conçue comme principe d’organisation de l’Etat fondé sur la séparation du droit et de la foi.

 

Entre-temps notre questionnaire a donné lieu à des réponses de la part de tous les concurrents.

 

And the winners are…

 

Afin d’en rehausser le résultat, nous avons décidé de créer les « Free Inquiry Awards 2009 » qui ont été attribués de façon suivante :

 

 

 

1)        A été distingué du titre :

« Non éligible par tout partisan du laïcisme humaniste »:  le  A.D.R. !

 

En effet, le ADR se déclare officiellement :

 

-          hostile à une séparation effective de l’Etat et des églises, donc contre un Etat laïque ;

 

-          opposé à une résiliation des conventions de l’Etat avec les différentes communautés religieuses :

 

-          opposé aussi à l’autofinancement des cultes par leurs membres ;

 

-          pas d’accord pour n’admettre aucune religion dans l’école publique ;

 

-          contre l’introduction d’un calendrier scolaire adapté aux besoins pédagogiques, comportant des vacances dans des intervalles réguliers et de durée raisonnable, indépendamment de fêtes religieuses ;

 

-          pour le maintien de la commémoration de festivités officielles dans des lieux de cultes…

 

 

 

2)        S’est vu récompensé par l’award :

« Encore un effort » :  le  C.S.V. !

 

En effet, le vieux parti lié à l’Eglise catholique semble s’être occupé sérieusement du sujet !

 

Tout en restant attaché à ses vieux démons (défense farouche des art. 21, 22, 106 et 119 de la Constitution et refus de la reconnaissance de la laïcité de l’Etat), le CSV prône le principe des conventions avec les communautés religieuses et se prononce en faveur d’un soutien aux mouvements laïques (« Wir sind bereit eine Maison de la laïcité einzurichten, wo gesellschaft-liche Gruppen, die sich zur Laizität bekennen, ihrem Einsatz konkreten Ausdruck verleihen können » in : Programme électoral, pt 2.1.6.).

 

Par ailleurs, le CSV s’exprime pour un calendrier scolaire adapté aux besoins pédagogiques, comportant des vacances dans des intervalles réguliers et de durée raisonnable, indépendamment de fêtes religieuses.

 

 

 

3)        A remporté les regrets du jury, avec attribution du titre :

« Décevant » :  le  L.S.A.P. !

 

En effet, tout en se déclarant partisan d’une une séparation effective de l’Etat et des églises, donc pour un Etat laïque, le LSAP

-          s’oppose à l’introduction dans la Constitution d’un article ayant une formulation telle que : « l’Etat ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte » 

-          est contre la résiliation des conventions avec les différentes communautés religieuses, mais veut se limiter à une renégociation dans un nouveau cadre légal (non autrement spécifié) !

 

L’autofinancement des cultes par leurs membres prôné par le LSAP risque donc de rester au stade de revendication de pure forme.

 

 

 

4)        Le prix du :

« Peut faire mieux » :  à la  Biergerlëscht (A. Jaerling) !

 

En limitant sa prise de position à la proposition de loi du député A. Jaerling du 22 août 2007 visant l’abolition des art. 21, 22, 106 et 119 de la Constitution, la « Biergerlëscht » évite une prise de position claire par rapport à toutes les questions spécifiques relevant de l’organisation concrète de l’Etat laïque.

 

 

 

5)        et enfin, un  award   avec mention :

« Satisfaisant  (mais sans surprise) » :  ex-aequo  au  D.P.,  à  Déi  Gréng,  au  K.P.L.  et  à  Déi Lénk !

 

En effet, ces quatre partis se rejoignent en ce qui concerne la plupart de leurs positions :

 

(a)    pour la séparation effective de l’Etat et des églises, donc pour un Etat laïque, et pour l’abrogation des articles de la Constitution institutionnalisant des liens organiques entre l’Etat et les églises ;

 

(b)    concrétisation de la prédite séparation par une disposition constitutionnelle telle que : « l’Etat ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte » ;

 

(c)    pour l’abolition des conventions avec les différentes communautés religieuses et pour l’autofinancement des cultes par leurs membres ;

  

(d)          contre l’admission d’aucune religion dans l’école publique et pour un calendrier scolaire adapté aux besoins pédagogiques, comportant des vacances dans des intervalles réguliers et de durée raisonnable, indépendamment de fêtes religieuses ;

 

(e)          pour que la commémoration de festivités officielles ne doivent pas avoir lieu dans des lieux de cultes, mais dans des lieux publics neutres.

 

 

Leurs opinions divergent cependant en ce qui concerne

 

(a)          le remplacement des cours d’instruction et de morale laïque actuels par des cours d’introduction aux diverses doctrines politiques, philosophiques et religieuses et leur développement historique, ainsi que par des cours d’instruction civique (DP et Gréng : pour, - KPL et Lénk : contre) et

 

(b)          la question de l’interdiction, dans l’enceinte des établissements scolaires publics, du port de signes religieux ostensibles -pour les élèves comme pour les enseignants (DP et Gréng : contre, - KPL et Lénk : pour).

 

 

*    *    *

 

 

 

Avec cette première attribution des « Free  Inquiry  Awards  2009 » dans l’histoire du Grand-Duché de Luxembourg, nous espérons avoir stimulé les concurrents pour faire, dans la législature à venir, les efforts nécessaires pour ancrer les principes de la laïcité dans une organisation de l’Etat fondé sur la séparation du droit et de la foi.

 

 

 

Luxembourg, le 3 juin 2009.

 

L’Union radical-humaniste luxembourgeoise (URHL)

 

Par RAPPEL
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Jeudi 4 juin 2009

La Libre Belgique publie aujourd’hui un tableau récapitulatif des réponses données par les quatre « grands » partis à une série de questions. Certaines rejoignent directement celles posées par le R.A.P.P.E.L. (http://rappel.over-blog.net/article-31814737.html). Analyse.

 

À la question « Etes-vous pour l’autorisation du port du voile dans les administrations publiques ? », le PS, le MR et le CDH répondent « non », et Ecolo « oui ». Cependant, tous sauf le MR nuancent leur position : pour le PS, c’est non « pour ce qui concerne les agents qui sont en contact avec le public ». Pour le CDH, c’est non « pour les fonctions d’autorité auxquelles s’applique le principe d’autorité », et pour ECOLO, c’est oui « mais de façon individuelle, encadrée, dans le respect de la neutralité du service et certainement pas pour les fonctions d’autorité. ».

Pour rappel, notre questionnaire comportait (question 1) la question suivante : « Le fait pour un agent public de manifester ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques, dans l’exercice de ses fonctions, constitue un manquement à ses obligations. ». Question à laquelle ECOLO comme le CDH ont répondu « non », sans autre précision.

Relevons enfin qu’il est pour le moins curieux que le CDH refuse le port du voile « pour les fonctions d’autorité auxquelles s’applique le principe d’autorité », mais l’accepte manifestement pour une parlementaire dans l’exercice de ses fonctions…

 

Autre question : « Etes-vous favorable à l’introduction d’un cours d’histoire des religions ou de philosophie dans le programme obligatoire du secondaire à la place du cours de religion ou de morale laïque ? ». Là encore, voilà une question qui fait directement écho à la question 6 de notre questionnaire : « Les cours de morale et de religion dans l’enseignement officiel devraient être remplacés par un cours commun à tous les élèves où pourraient être abordées des questions touchant à la citoyenneté, à la philosophie, au fait religieux, etc. »

À la question posée par La Libre, le MR et ECOLO répondent « oui », tandis que le PS et le CDH répondent « non ». Le MR atténue cependant sa réponse en spécifiant qu’il est favorable à cette proposition « dans le 3ième degré de l’enseignement secondaire ». Et ECOLO explique que « les cours actuels devraient évoluer peu à peu vers des cours de philosophie et d’histoire des religions ».

Pour le PS, « un cours de citoyenneté » devrait être mis en place de manière « complémentaire aux cours de religion ou de morale laïque ». Et pour le CDH, « ce cours doit évidemment être dans le programme général, mais pas remplacer le cours de religion ou de morale ».

En somme, aucun parti ne semble pressé de remplacer les cours improprement appelés « philosophiques » par un cours commun à tous les élèves, et ce dans tout l’enseignement secondaire – et même primaire, pourquoi pas ?

 

Rappelons cependant que dans tous les partis, à l’exception du CDH, il y a des candidats qui défendent les propositions du R.A.P.P.E.L. (voir http://rappel.over-blog.net/pages/Notre_dossier_complet_elections_2009-1432303.html), en ce compris les deux propositions citées ici. Reste à voir, évidemment, quelle sera leur capacité à influer sur la ligne du parti, qui, dans le cas d’ECOLO, est hélas déjà bien définie par son programme.

 

Un dernier mot pour conclure donc : quelles que soient vos préférences en matière de parti politique, votez efficacement pour la laïcité de l'Etat : votez groupé !

Choisissez la liste démocratique qui recueille vos suffrages. Votez ensuite pour les candidat/e/s de votre liste qui ont courageusement répondu avec une cote de 10/10 au questionnaire du Rappel. Enfin, si vous estimez que c'est utile, et si vous souhaitez élargir encore votre vote, votez pour celles et ceux qui ont répondu avec une cote de 9, voire 8/10.

Bon vote !


ainsi, vous renforcez l'impact et la présence des partisans de la laïcité de l'Etat au sein de votre famille politique.



Pour votre facilité, vous trouverez ici la liste des candidats ayant répondu oui à 8, 9 ou 10 de nos questions:

 

-         pour la Wallonie: http://rappel.over-blog.net/article-32204160.html

-         pour Bruxelles: http://rappel.over-blog.net/article-32203912.html

-         pour l’Europe : http://rappel.over-blog.net/article-32211675.html

 

Par RAPPEL
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Mercredi 3 juin 2009

La laïcité est également un enjeu européen. L'immixtion du religieux dans la sphère politique y est particulièrement présente, que ce soit au travers de l'action des lobbys religieux (récemment rebaptisés "partenaires", ce qui les délivre des obligations de transparence, notamment en matière de financement, imposées aux autres lobbys) ou via les revendications de parlementaires, généralement catholiques, particulièrement conservateurs.
Face aux lobbys religieux extrêmement puissants, chacun employant entre 10 et 150 employés à temps plein, le "camp" laïque est dramatiquement démuni, la Fédération humaniste européenne, seul "lobby" laïque au Parlement européen, fonctionnant quant à elle avec un temps plein et demie seulement...
Aussi est-il crucial d'élire des candidats laïques qui déféndront, au niveau européen, la séparation des cultes et du politique.
Nous reprenons ici l'ensemble des candidats aux élections européennes ayant répondu à notre questionnaire, classés par résultat, puis par parti.

De Keyser Véronique PS 10
Vienne Christiane PS 10
Deom Valérie PS 10
Radart Alain RWF-RBF 10
Gennotte Bernadette PS 9
Marcourt Jean-Claude PS 9
Nastasi Agathe RWF-RBF 9
Gol-Lescot Carine MR 8
Michel Louis MR 8
Ries Frédérique MR 8
Dehaybe Liliane RWF-RBF 8
Tarabella Marc PS 7  
Par RAPPEL
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Mercredi 3 juin 2009

En Wallonie, le moins qu'on puisse dire est que le choix est plus restreint qu'à Bruxelles...

(classement par résultat, puis par parti)



Arlon-Marche-Bastogne

 

Greisch

Philippe

PS

10

Lespagnard

Bertrand

MR

9

Biordi

Véronique

PS

9

 

Brabant wallon

 

Vanseveren

Roland

ECOLO

10

Thayse

Claude

Wallons

10

Scourneau

Vincent

MR

9

 

Charleroi

  

Hayez

Vincent

LiDé

10

Chastel

Olivier

MR

10

Laitem

Chrysline

MR

10

Gonsette

Jean-François

PC-GE

10

Parmentier

Luc

ECOLO

8

 

Dinant-Philippeville

 

Clarinval

David

MR

9

Dupriez

Patrick

ECOLO

8

Delizée

Jean-Marc

PS

8

 

Hainaut

 

Colinia

Françoise

MR

10

Ducarme

Denis

MR

9

 

Liège

 

Chevalier

Ann

MR

10

Simonis

Isabelle

PS

10

Durieux

Paul

RWF-RBF

10

Freson

Isabelle

MR

9

Fernandez Fernandez

Julie

PS

9

Mairlot

Madeleine

PS

8

Pierlot

Yves

RWF-RBF

8

 

Namur

 

Baily

Jean-Pierre

MR

10

Mouyard

Gilles

MR

10

Brabant

Patricia

PS

10

Vandendorpe

Luc

PS

10

Jamart

Jean-Sébastien

RWF-RBF

10

Van Poelvoorde

Eric

ECOLO

9

Eerdekens

Claude

PS

9

Luperto

Jean-Charles

PS

9

Paulet

José

MR

8

Mahoux

Philippe

PS

8

Melin

Didier

Wallons

8

 

Picardie

 

Demotte

Rudy

PS

8

 

Soignies

 

Degauque

Jean-Marie

PS

10

Mansy

Stéphane

PC-GE

9

de Saint-Moulin

Marc

PS

9

MICHEL

Françoise

PC-GE

8

 

Tournai

 

L'Hoost

Marc

ECOLO

10

Goffin

Joël

RWF-RBF

10

Dechamps

Isabelle

PC-GE

8

 

Verviers

 

Gardier

Charles

MR

10

Istasse

Jean-François

PS

9

 

Par RAPPEL
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Mercredi 3 juin 2009

Voici classés ici les candidats ayant répondu "oui" à 10, 9 ou 8 questions sur 10 et se présentant aux élections régionales bruxelloises. Quelle que soit votre sensibilité politique, vous avez l'embarras du choix !
(classement par résultat, puis par parti)

 

Defossé

Jean-Claude

ECOLO

10

Friedlingstein

Sylviane

ECOLO

10

Ide

Bernard

ECOLO

10

Lefèvre

Pascal

ECOLO

10

Van Nuffel

Bernard

ECOLO

10

Azmi

Fanane

MR

10

Back

Alain

MR

10

Baeselen

Xavier

MR

10

Baumerder

Lucile 

MR

10

Biermann

Jonathan

MR

10

Calomne

Gautier

MR

10

Colson

Michel

MR

10

Cools

Marc

MR

10

Coopmans

Suzanne

MR

10

De Herde

Michel

MR

10

De Permentier

Corinne

MR

10

Depré

Danielle

MR

10

Gasia

Christophe

MR

10

Hasquin-Nahum

Michèle

MR

10

Jodogne

Cécile

MR

10

Sidibe

Fatoumata

MR

10

Spaak

Antoinette

MR

10

Nyns

Roland

PC-GE

10

Gennotte

Marie

Pro Bruxsel

10

Liénard

Alfred

Pro Bruxsel

10

Vella

Benjamin

Pro Bruxsel

10

Broché

Anne

PS

10

Christoffel - De Vos

Renée

PS

10

Emmery

Isabelle

PS

10

Herman

Ariane

PS

10

Jamoulle

Véronique

PS

10

Moock

Michel

PS

10

Spinette

Jean

PS

10

Roefs

Brigitte

PS

10

Bosquet

Serge

RWF-RBF

10

Delchambre

Philippe

ECOLO

9

Doulkeridis

Christos

ECOLO

9

Richelle

Bernard

ECOLO

9

Persoons

Caroline

MR

9

Schepmans

Françoise

MR

9

Boutahar

Rachid

Pro Bruxsel

9

De Brouwer

Max

Pro Bruxsel

9

Mayne

Aurore

Pro Bruxsel

9

Simons

Henri

PS

9

Doyen

Hervé

CDH

8

Vandevivere

Claire

CDH

8

Pirotte

Laurent

ECOLO

8

Herscovici

Anne

ECOLO

8

Clerfayt

Bernard

MR

8

Hemamou

Afaf

MR

8

Lejeune de Schiervel

Colienne

MR

8

Maingain

Olivier

MR

8

Pivin

Philippe

MR

8

Mayence

Jean-François

Pro Bruxsel

8

Nastasi

Agathe

RWF-RBF

9

Gol-Lescot

Carine

MR

8

 

Par RAPPEL
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Mercredi 3 juin 2009

Le Soir de ce 3 juin 2009 fait état des réponses données par Joëlle Milquet, présidente du CDH, à une série de questions. C’est ainsi que l’on apprend que Joëlle Milquet dit « NON au port de signes religieux aux guichets des administrations ».

 

Fort bien… Sauf qu’à la question du R.A.P.P.E.L. « Le fait pour un agent public de manifester ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques, dans l’exercice de ses fonctions, constitue un manquement à ses obligations. », le CDH a répondu « non ».  Cherchez l’erreur !

 

Notre dossier complet élections :

http://rappel.over-blog.net/pages/Notre_dossier_complet_elections_2009-1432303.html

 

 

Par RAPPEL
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