Ni combat contre les religions, ni prosélytisme laïque : pour une laïcité politique

Publié le par RAPPEL

 Cet article est paru dans Le Soir du 6 juin 2008, mais également, sous une forme légèrement différente, dans La Libre Belgique du 3 juin 2008 (http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=425231).

 

Nous sommes heureux de voir que certains coauteurs du livre « Du bon usage de la laïcité » défendent une conception de la laïcité en tous points similaires à celle défendue par le R.A.P.P.E.L. (Réseau d’Action pour la Promotion d’un Etat Laïque). Ainsi, Marc Jacqmemain rappelle que « Un Etat laïque n’est en aucune façon un Etat athée », et Dan Van Raemdonck définit la laïcité comme un « principe organisateur du vivre ensemble, (…) garant de la neutralité de l’espace public ».

Car, contrairement à ce que les propos tenus dans Le Soir du 27 mai dernier laissent entendre, c’est bel et bien la laïcité politique que nous défendons. C’est la base même de notre action. Nous ne revendiquons donc ni un Etat athée, ni la fin des religions, mais un Etat dégagé du pouvoir religieux, autrement dit le refus du cléricalisme. Nous estimons que dans les institutions publiques – écoles, administrations, hôpitaux –, le droit et la foi doivent être séparés. Autrement dit, nous refusons que les convictions particulières des uns et des autres viennent faire obstacle à l’existence d’une sphère institutionnelle neutre où les convictions individuelles sont non pas niées, mais subordonnées à l’égalité de tous devant la loi. Nous défendons les « valeurs inaltérables » que cite Dan Van Raemdonck : démocratie, Etat de droit, droits de l’Homme, non-discrimination, égalité homme/femme, séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Nous engageons les auteurs de l’ouvrage à nous lire aussi bien que nous avons lu leurs déclarations et aussi bien que nous les lirons. Nous les convions aussi à des débats autrement que par presse interposée. Notamment pour éclaircir certaines des formules à l’emporte-pièce qu’ils utilisent pour désigner la « laïcité de combat » des « intégristes laïques » aux méthodes « talibanesques ».

Ni combat contre les religions, ni prosélytisme laïque : c’est très exactement la ligne de défense et de promotion de la laïcité politique dans laquelle s’inscrit le RAPPEL, pour que vivent les valeurs humanistes et démocratiques et que soient préservées l’égalité et la mixité sociale et culturelle. Son manifeste, que nous vous engageons à lire et – pour certains – à lire mieux -[1], signé par des croyants comme par des non croyants, énonce notamment que « nul ne peut se prévaloir d’un dogme ou d’un prescrit religieux pour se soustraire à la loi » et que « nul dogme, tradition ou particularisme « culturel » ne pourra être invoqué pour bafouer le droit de toutes et de tous à la stricte égalité en droits comme en devoirs ». Et en ce qui concerne l’école, le RAPPEL a déjà pris publiquement position en faveur d’un « lieu où tous les élèves, sans distinction aucune, se trouveraient rassemblés autour d’un projet essentiel : celui de faire de chacun un citoyen libre et responsable et une conscience autonome douée d’esprit critique. »

 

Pour le RAPPEL,

 

Philipp Bekaert, Yvan Biefnot, Farouk Boustami, Dominique Celis, Chemsi Cheref-Kan, Elie Cogan, Gisèle de Meur, Bahareh Dibadj, Pierre Efr      atas, Catherine François, Nadia Geerts, Guy Haarscher, Lara Herbinia, Jacques Lemaire, Abdellatif Mghari, André Nayer, Michèle Peyrat, Anne-Marie Roviello, Philippe Schwarzenberger, Fatoumata Sidibe, Jamila Si M’hammed, Sam Touzani, Pierre Van den Dungen, Georges Verzin, Mohammad Zahedi et Le Comité belge Ni Putes Ni Soumises

 

 

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le Pitbull 20/12/2008 22:43

PROSELYTISME SUICIDES, ET CONDITIONS DE TRAVAIL DE PLUS EN PLUS DEPLORABLES, des vérités qui dérangent certains hauts fonctionnaires de la Mairie de Paris. Voilà ce qui se passe réellement dans certains services de la Ville, des Agents qui signalent depuis plusieurs années par des rapports, des plaintes déposées à la Police, le Prosélytisme qu’ils subissent sur le lieux et temps de travail, le harcèlement, la discrimination, les suicides, les dépressions. Certains agents sont depuis plus d’un an en dépression, d’autres dans de très grandes détresses morales. Qu’a fait la Maire de Paris depuis ? Pourtant saisi du dossier, Qu’a fait le service de la Médiation de la Ville de Paris ? Pourtant saisi du dossier, Qu’a fait la Direction des Ressources Humaines ? Pourtant saisi du dossier, Qu’a fait cette cellule Discrimination Harcèlement ? Pourtant elle aussi saisi du dossier, Qu’a fait le service médical de ville, Là aussi saisi du dossier. RIEN, rien n’a été fait depuis 2001 à part des enquêtes à charge contre ceux qui dénoncent et ce malgré la loi de protection du fonctionnaire. Une enquête à charge a même été instruite par une Direction complice contre les victimes de (prosélytisme sur le lieu et temps de travail). Des faux témoignages ont été déposés dans les dossiers administratifs des victimes, ainsi que des lettres anonymes. Certaines victimes vont être jugés par un conseil de discipline plus que douteux où siège des membres d’un syndicat maison qui est parti prenante dans cette affaire. Certains agents auditionnés par cette direction ont remis en cause les témoignages apportés par les victimes au moyen de tracts diffamatoires diffusé par ce syndicat maison. ((Traitant les agents, de Gestapo et de Kommandantur)) (Un des délégués de ce syndicat maison propose même des logements aux agents !!! Pour se protéger du scandale la DRH de la Mairie de Paris reste sourde et aveugle. Un syndicat parisien dénonce ces disfonctionnements et demande l’annulation de ce conseil, pour plusieurs motifs : (le conseil de Discipline ne peut être juge et parti, les dossiers des victimes ont été parsemés de faux témoignages et de signes distinctifs >) La DRH de la Mairie de Paris reste très silencieuse !!!
Suite à cette affaire de (PROSELYTISME), des fonctionnaires sont détruits dans leur travail et dans leur vie familiale, alors même qu’une élue de cette même administration mais en garde les Parisiennes et les Parisiens de la dangerosité de ces mouvements.
Afin de respecter les droits de chacun, toute personne quels que soient sa religion, ses opinions politiques, ou ses positions syndicales, doit en toute libertés pouvoir adhérés au mouvement de son choix sans subir l’absolutisme de certains de ces supérieurs hiérarchiques.

La Mairie de Paris à le devoir de protéger ces fonctionnaires victimes d’influences préjudiciables sous toutes ses formes.
Merci de bien vouloir nous communiquer vos remarques à ce sujet.