Communiqué de presse: Signes religieux au Parlement bruxellois

Publié le par RAPPEL

Pour la première fois depuis des décennies en Belgique, un élu siègera dans une assemblée parlementaire, en l’occurrence au Parlement bruxellois, en arborant un signe ostentatoire d'appartenance religieuse. Cette situation interpelle de nombreux citoyens, mais aussi de nombreux mandataires politiques attachés à la séparation du religieux et du politique, comme ils en ont témoigné tout récemment dans leurs réponses au questionnaire pré-électoral élaboré par le R.A.P.P.E.L.


Le R.A.P.P.E.L. promeut la laïcité de l'Etat, qui exige la séparation des champs du politique et du religieux. Cela implique nécessairement, à nos yeux, que les parlementaires, qui sont les représentants du peuple tout entier avant que de l’être d’un groupe particulier,  s’abstiennent d’afficher leurs convictions religieuses éventuelles dans l’exercice de leurs fonctions.


Le R.A.P.P.E.L. réitère en conséquence son appel à un débat public sur la nécessité d'instaurer le principe de laïcité dans la Constitution et les textes fondateurs des entités fédérées, afin d'éviter de nouvelles dérives. Débat que nous sommes décidés à mener avec tous ceux, citoyens, associations ou mandataires politiques, qui sont attachés à la défense des principes démocratiques, notamment celui fondamental de l’égalité homme-femme, et au vivre ensemble.

 

 

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Paul PICHOT 31/08/2009 01:28

Peut-être pourrait-on aussi envisager la séparation du politique et du commercial : pourquoi l'Etat devrait-il par exemple servir, au détriment du bien-être social de la population se plier aux pressions des intérêts privés de multinationales ?

Yamina MEZIANI 25/06/2009 17:14

Bonjour,
Là vraiment! dieu (c'est exprès que j'utilise ce mot;}, clein d'oeil) sait que je suis contre le port du foulard, car cette injonction discrimine les femmes en regerd des hommes. Et je lutte pour que les femmes ne le portent pas! Mais, là, je pense sincérement que cette femme a toute sa place dans l'hémicycle du parlement bruxellois. Un parlement est pluraliste et dans un Etat démocratique, il est composé de personnes élues démocratiquement, dont les opinions divergent et c'est là où s'expriment la démocratie. Si des électeurs l'ont élue elle doit pouvoir siéger avec son foulard, voile... Notre combat n'est pas d'interdire tout signe de conviction mais de lutter contre des discriminations qu'elles soient dues à des croyances, des stigmatisations, des appriori...

Zavévu 25/06/2009 11:52

A lire : http://zavevu.blog4ever.com
Une image qui fait froid dans le dos !
Respectons l'article 32 de notre Constitution...

Edailnes 24/06/2009 22:21

Article parus sur le site de la libre :

"Plusieurs élèves ont adressé des discours furieux contre cette interdiction. "Cette décision hypothèque notre avenir car beaucoup de musulmanes ne finiront pas leur scolarité", a déclaré l'une des élèves."

J'ai l'impression que les premiers concernés sont eux-mêmes en opposition avec les partisans du "libre choix". Que doit on comprendre ? Que le voile serait un pré-requis absolu au suivi des cours ? Au fait de pouvoir se rendre à l'école ?

Quoi que, fondamentalement, quel que soit le message profond. Explicitement, on comprend que le voile est bien le seul moyen pour elle de pouvoir aller à l'école. Et je refuse qu'on en arrive à une situation où l'on devra bafouer, dans notre état de droit, des libertés pour en garantir d'autres.(je pense notamment à l'argument disant qu'il ne faut pas interdire la burka pour permettre a ces femme de sortir '-_-)

Baudouin Petit 24/06/2009 11:54

Le « cordon sanitaire » a bien fonctionné contre l’extrême-droite du FN et du VB. Les observateurs pensent qu’il a contribué au tassement sensible du vote fascisant. Aujourd’hui des intégristes pénètrent dans nos assemblées élues, pour manifester leur différence, leur rejet de la liberté d’allure des femmes, leur mépris des hommes, leur défiance envers les formes du respect mutuel et de la convivialité que l’Occident a lentement élaboré au fil des siècles. Cette attitude est extrémiste, incivique, subversive. Tout compromis, tout accommodement avec elle ouvrirait la porte à des dérives plus graves. Il me semble donc impératif que l’on songe à adapter le concept de « cordon sanitaire » à cette situation nouvelle.